Taxi driver

Taxi driver
]Date de sortie : 02 Juin 1976

Réalisé par Martin Scorsese

Avec Robert De Niro, Jodie Foster

Film américain. Genre : Drame

Durée : 1h 55min. Année de production : 1976

Interdit aux moins de 12 ans

Distribué par Les Grands Films Classiques





Synopsis



Vétéran de la Guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi dans la ville de New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne dont il est témoin lui font peu à peu perdre la tête. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs.




Depuis longtemps, j'ai toujours entendu parler de Taxi Driver comme un film exeptionnel de Scorsese ; je n'en n'ai toujours entendu parler que comme étant un très grand film du cinéma. Après l'avoir enfin vu, je dois avouer que le film n'a pas produit un effet aussi impressionnant sur moi. Certes, j'ai beaucoup aimé, et j'ai trouvé le film très réussi, mais de la à le considerer comme un des plus grands films de Scorsese... Je pense que tout est une question de gout, et ce film me fait un peu le même effet que pour Les Infiltrés : un film exellent, mais qui selon moi, fait un peu trop de tapage inutile. (je vais me faire jeter des pierres^^).
Bref venons en à ma critique. Commençons tout d'abord par l'histoire, qui est particulièrement bien tournée, et nous révèle une partie très noire de New York dans les années 70 . A travers les yeux du personnage de Travis (Robert de Niro), conducteur de taxi, épris dans une solitude profonde, on découvre en même temps que lui, au fil des jours, et surtout des nuits, une ville dévastée, où se cotoient proxènètes, prostituées, drogues, violence, rascisme.
Et c'est justement grâce au personnage de Travis que Scorsese parvient à faire ressortir cette noirceur. En effet, on découvre un homme terriblement seul, qui au fil du temps, se dégoute de cette société dévastée qu'il aperçoit chaque nuit, rejette cette société, et sombre peu à peu dans la folie. Lors de sa première rencontre, avec le personnage de Iris, une très très jeune prostituée qui rentre dans son taxi, parce qu'elle veut s'enfuir de cette vie, cette rencontre devient alors l'élément déclencheur de sa folie. Il se met en tête de la sortir de cet enfer, quitte à aller jusqu'au meurtre.
Vraiment, le scénario est terriblement bien monté, et l'on à en plus une musique vraiment exellente et prenante. Et puis, les personnages sont d'une trés grande force, grâce aux acteurs exeptionnels. Robert de Niro tout d'abord, dans le rôle principal, qui est complètement dans son personnage, et qui parvient nous faire ressentir sa terrible solitude, la folie qui le gagne peu à peu : vraiment, j'ai été blufée par son interprétation. Puis, celle qui m'a également beaucoup impressionnée est Jodie Foster, alors agée seulement de 14 ans, qui est elle aussi exellente, très troublante. On retrouve ensuite bon nombre de seconds rôles qui sont impeccables, parfaitement intepreté. La fin du film est étonnante, déroutante presque, on en ressort interloqué.
En quelques mots, avec Taxi Driver, Scorsese réalisé une peinture violente et terriblement noire d'une ville dévastée, en pleine décadence, a travers les yeux d'un homme perdu et seul, interpreté de façon impressionnante par De Niro. Un exellent film donc, mais qui pour moi, n'aura pas provoqué l'impact auquel je m'attendais.





Note: 17/20


# Posté le mercredi 08 août 2007 14:34

Modifié le dimanche 02 mars 2008 07:23

Dolls

Dolls
Date de sortie : 30 Avril 2003

Réalisé par Takeshi Kitano

Avec Hidetoshi Nishijima, Miho Kanno, Tatsuya Mihashi

Film japonais. Genre : Drame

Durée : 1h 53min. Année de production : 2002

Distribué par Ad Vitam






Synopsis




Dolls regroupe trois histoires d'amour inspirées d'un spectacle de poupées du théâtre Bunraku.
Dans la première, Matsumoto et Sawako forment un couple heureux, mais les pressions exercées par leurs deux familles vont les forcer à faire un choix tragique.
Dans la deuxième, Hiro, un chef yakuza, retourne dans un parc où il avait l'habitude de voir sa petite amie, et se souvient... Trente ans plus tôt, il était un pauvre ouvrier et s'est retrouvé forcé de se séparer de la jeune fille pour intégrer le milieu du crime.
Dans la troisième, Haruna, dont le visage est recouvert de bandages, passe le plus clair de son temps à regarder la mer. Peu de temps auparavant, elle était une star de la musique, habituée à signer des autographes et à se montrer à la télévision. Nukui est sans aucun doute son plus grand fan et aujourd'hui, il compte bien le lui prouver.




Troublant , superbe : ce sont les premiers mots qui vous viennent à l'esprit. C'est le premier film de Kitano que je découvre, et sans aucun doute le premier d'une longue série que je vais m'empresser de découvrir. Quel film vraiment magnifique. Dolls , où la formidable peinture de ce que peut être l'amour destructeur Kitano met en scène trois passion différentes. Le premier couple, et aussi le plus troublant : un homme promet d'épouser celle qu'il aime : mais sous pression de ses parents, il doit se désister et en épouser une autre : sa compagne fait alors une tentative de suicide et perds la raison. Il va alors partir avec elle, et tous deux vont errer , comme en transe, manipulé par une sorte d'amour destructeur, manipulés comme des poupées, des « dolls ».
Le film commence d'ailleurs par une scène de théâtre de marionnette, qui nous explique dors et déjà que c'est l'amour conditionne les actions de l'être humain. Dans la seconde partie du film, on découvre cette fois ci une autre relation : un homme, qui dans sa jeunesse, avait l'habitude de retrouver sa fiancée tous les samedi, sur le banc d'un parc, pour déjeuner : lorsqu'il lui annonce qu'il doit partir, elle lui promet de toujours l'attendre. 30 ans plus tard, lorsqu'il revient enfin, elle est toujours là à l'attendre, a attendre « son amoureux ». Puis, la troisième histoire aborde l'amour fanatique : un homme, est épris de passion pour une jeune chanteuse a succès. Lorsque celle-ci à un accident de voiture, elle se retire de la scène et refuse de voir n'importe lequel de ses fans. Mais cet homme refusant de ne plus la voir, se crève les yeux afin de pouvoir l'approcher : passionné non ?
Et on suit durant presque deux heures, le parcours destructeurs de ses 3 histoires d'amour: l'esthétique du film est magnifique : l'harmonie de couleur est sublime, correspondant à chaque saisons, a chaque sentiments des personnages. La musique est superbe également, les acteurs sont absolument tous fantastiques, et encore plus je dirais les deux acteurs interprétant le couple du début : ils sont plongés dans une transe amoureuse incroyable, leur jeu est impressionant. La scène finale est bluffante, particulièrement forte (le couple est suspendu dans le vide a une branche d'une falaise).
Avec Dolls, Takeshi Kitano signe un film magnifique sur ce que peut être l'amour, l'amour destructeur ; comme des poupées, l'amour manipule les êtres humains, jusqu'à les rendre fous, les conduisant à la mort. Vraiment magnifique.




Note: 17.5/20

# Posté le mercredi 08 août 2007 14:34

Modifié le dimanche 02 mars 2008 07:23

Le Scaphandre et le Papillion

Le Scaphandre et le Papillion
Date de sortie : 23 Mai 2007

Réalisé par Julian Schnabel

Avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze

Film français. Genre : Drame

Durée : 1h 52min. Année de production : 2007

Distribué par Pathé Distribution




Synopsis



Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome", il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non". Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières...
Avec son oeil, il écrit ce livre, Le Scaphandre et le papillon, dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter...





C'est avec des films comme Le Scaphandre et le Papillon que l'on peut être fiere du cinéma français : ce film est une ½uvre éblouissante, magnifique : l'histoire d'une homme qui suite à un accident cardio vasculaire, devient paralysé entièrement, hormis au niveau de yeux, qu'il peut encore bouger : et l'on assiste au combat extraordinnaire et bouleversant de cet homme, qui va se battre pour rester en vie, et qui , à l'aide d'une des nombreuse personne qui l'assistent, rédiger un livre au seul moyen de ses yeux. L'image que représente le titre est superbe : le scaphandre qui représente la paralysie, ce poids sur cette vie, et le papillon, qui représente l'imagination, l'interstice qui permet encore à cet homme de pouvoir s'échapper de cette dure réalité.
Dès les premières minutes, on tombe complètement dans sa vie : le réalisateur film à travers les yeux du personnage, et c'est la toute la puissance du film : grâce aux gros plans sur les yeux des personnages, les gros plans sur la moindre chose que voit cet homme, le film fait passer quelque chose de très fort. La mise en scène est vraiment exeptionnelle, et la musique qui berce le film est magnifique, ajoutant encore plus d'émotion. De plus, on assiste également à l'impact que cette paralysie qui détruit la vie d'un homme à sur ses proches : la visite de ses enfants, de son ex femme, sont très émouvantes. Où encore les conversation teléphoniques, avec son père et sa compagne : imaginer une personne qui parle à quelqu'un qui ne peut plus s'exprimer que par les yeux, l'impact émotionnel qu'il peut avoir sur elle : ces scènes sont vraiment bouleversantes.
Et puis, bien évidemment, on retrouve des acteurs exellents, à commencer par Mathieu Amalric, qui est vraiment impressionnant dans le rôle de cet homme détruit, il dégage quelque chose de très fort . On retrouve ensuite Emmanuelle Seigner, Alice Consigny, Marie-Josée Croze ect.. un casting franchement impeccable. Sincèrement, c'est sans doute le seul film pour lequel j'ai regardé le générique jusqu'à la dernière seconde : on reste complètement abasourdi et retourné tellement le film est bouleversant.
Avec Le Scaphandre et le Papillon, Julian Schnabel réalise un formidable film, bouleversant, un hommage à Jean-Dominique Bauby, qui se sera battu jusqu'au bout, qui aura réalisé quelque chose d'extraordinaire et bouleversant. Sans doute l'un des meilleurs films du cinéma français qui est été réalisé depuis longtemps.




NotE: 19/20

# Posté le mercredi 08 août 2007 14:36

Modifié le dimanche 02 mars 2008 07:23

Le Temps des gitans

Le Temps des gitans
Date de sortie : 15 Novembre 1989

Date de reprise : 13 Juin 2007

Réalisé par Emir Kusturica

Avec Davor Dujmovic, Bora Todorovic, Ljubica Adzovic

Film yougoslave. Genre : Drame

Durée : 2h 22min. Année de production : 1988

Distribué par Carlotta Films






Synopsis



La dramatique vie de Perhan, fils naturel d'un soldat et d'une Tzigane, qui rêve d'un avenir riche et heureux. Elevé par sa grand-mère qui l'adore, il est bientôt arraché à elle et part en Italie travailler pour un trafiquant d'enfants. Il reviendra au pays mais ne réussira pas à réaliser son rêve.




Après avoir vu Arizona Dream de Emir Kusturica, c'est à présent Le Temps des Gitans que j'ai découvert. Et de même que pour Arizona Dream,, on ressort de ce film perplexe, abasourdi, tellement ce film est remplit de mystère, ou plutot, le film est tellement riche que l'on en prend plein les yeux.
A travers la vie tragique d'un jeune gitan, Perhan, on découvre la vie exhubérante qu'ont les gitans : un peuple très croyant, qui vit dans la démesure, et parralèlement dans la misère.
Cependant, la façon que Emir Kusturika a de nous montrer les choses et très particulière : il ne choisit pas de nous exposer de façon virulente la misère d'un peuple : son univers se confond entre l'imaginaire et le réel, jouant tour à tour avec l'ironie et le tragique : on découvre de quelle façon se déroule les trafics d'enfants : Perhan arrive dans ce monde, s'enrichit grâce à ça, rêve d'une vie idéale, qui la conduira finalement à sa perte.
Chacun des personnages apportent quelques chose au film : aussi différent soient ils, mauvais ou bons, on parvient à s'attacher à chacun d'eux : la personnalité de chaque protagoniste nous entraine dans le monde des gitans,: et c'est étrange, car on ressent à la fois un sentiment de frayeur devant tant de misère, mais également une sorte d'attraction pour ce peuple à la vie si particulière.
Le film est bercé par une musique gitane magnifique : accordéon, piano, chants..., sur laquelle les acteurs évoluent tour à tour : et l'ensemble du casting est vraiment exellent, que ce soient les adultes comme les enfants, qui interprètent des rôles plutot difficiles à jouer, et s'en sortent à merveille.
Avec Le Temps des Gitans, Emir Kusturica réalise un superbe film, qui nous plonge au c½ur de l'univers si particulier des gitans, melant à la fois imaginaire et dure réalité. Je le conseille vivement à tous (en particulier à wolverline ;P)




Note: 17.5/20

# Posté le mercredi 08 août 2007 14:37

Modifié le dimanche 02 mars 2008 07:22

La Jeune fille à la perle

La Jeune fille à la perle
Date de sortie : 03 Mars 2004

Réalisé par Peter Webber

Avec Scarlett Johansson, Colin Firth

Film américain, français. Genre : Drame, Romance


Durée : 1h 40min. Année de production : 2002

Distribué par Pathé Distribution






Synopsis



Delft, XVIIe siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. elle s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.





Je venais juste de terminer le roman de Tracy Chevalier, que j'ai beaucoup aimé, et me suis donc empressé de voir le film qui fut adapté. J'ai tout simplement été éblouïe par ce merveilleux film. Comme dans beaucoup d'adaptation de roman au cinéma, on retrouve souvent certains élements manquant : en effet, ici, pas mal d'élément sont oublié ; à aucun moment on ne mentionne l'existence du frère et de la s½ur de Griet, ses liens avec sa famille ne sont vraiment pas étudiés ; on ne retrouve pas également, une des premières scènes du début, lorsque Vermeer rencontre pour la première fois Griet : une scène qui aurait dut être présente, car elle est importante pour l'ensemble de l'histoire. Puis, quelques éléments son modifiés par rapport au livre. Cependant, ces défauts ne dérangent pas : en effet, il n'enlève en aucun cas la beauté du film, car la relation qui se créée entre le peintre et la jeune servante, Griet, est retranscrite à l'écran de façon absolument mmagnifique.
Ces scènes sont prenantes, possèdent un pouvoir d'attraction énorme, et sont surtout bouleversante. Et cela grâce aux interprétations sublimes de Colin Firth et Scarlett Jonhasson. Colin Firth, que j'avais déjà vu joué dans la série Tv Orgueuil et Préjugés, m'a littérallement subjuguée : cet acteur possède un visage magnifique : il à un charisme incroyable, et parvient à dégager une telle émotion dans son regard : rares sont les acteurs qui parviennent à dégager autant d'émotion uniquement par leur regard.
Puis Scarlett Jonhansson est elle aussi exellente, très touchante, et particulièrement belle : elle trouve ici le meilleur rôle de sa carrière. Le reste des acetuer est exellent aussi, à noter la très belle performance deEssie Davis. L'histoire nous plonge au sein de l'univers du peintre : le film est un condensé de lumières et de couleurs : la photographie est sublime, et la musique qui l'accompagne est particulièrement belle., qui n'ajoute que plus de magnificence au lien qui nait entre le peintre et Griet. Un lien qui finira par aboutir à la peinture du tableau, La jeune fille à la perle, qui provoqua la perte de la famille, de cet relation si ambiguë, et du peintre lui-même.
Avec ce film, Peter Webber, malgré certaines fausses notes, parvient à retranscrire avec une rare justesse et une grande beauté la relation entre le peintre Vermeer et sa servante Griet, et cela grâce, en plus d'une mise en scène somptueuse, aux deux acteurs incroyable que sont Colin Firth et Scarlett Johansson : leurs interprétation sont bouleversantes et troublantes de vérité, Colin Firth restant je pense, le plus impressionant du film : magnifique.






Note: 18/20

# Posté le mercredi 08 août 2007 14:39

Modifié le dimanche 02 mars 2008 07:22